La maudite lumière.

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Je l’sais ben que c’est à cause de la lumière qui arrête pas de baisser que ça va pas.

Mais c’est tough pareil. Chaque année, c’est la même chose. J’y peux rien, je suis vraiment trop sensible à ça, les saisons pis toute. Quand j’étais ado, ça virait en crises épouvantables pour … rien.

Y’a aussi que j’ai toujours l’impression d’être la dernière de la file. D’attendre mon tour patiemment et que ça vient jamais. Ce matin, avant même d’être pleinement réveillée, j’ai eu trois grandes nouvelles de trois de mes amies. Ne vous méprenez pas: je suis super contente pour elles, ce sont trois grands beaux projets et elles le méritent, mais y reste que …

Pourtant, c’est pas parce que je reste immobile. J’ai toujours six mille projets en tête, j’essaie de nouvelles choses, je me lance dans plein d’affaires, mais on dirait qu’y a toujours quelque chose.

Qui marche pas. Qui me fait regretter.

Je veux réaliser des rêves, moi aussi. Me sentir à la hauteur des autres. Me sentir accomplie, heureuse, sur la bonne voie. Mais je me sens tellement poche. Inintéressante. Incompétente. On dirait que je cours après la vie et qu’elle m’attend pas.

Mon amoureux et moi avons appuyé sur reset avec nos vies, mais ça fonctionne pas. Est-ce que c’était trop? Pas assez? On a tout fait, tout arrangé pour que ça aille mieux, je devrais être heureuse, mais je suis pas capable de l’être. Mon nouvel emploi, par exemple. L’équipe des boss est super, la job est motivante et valorisante, le contact avec le client est vraiment chouette … Sauf dans les heures où je travaille. J’ai l’impression de m’être fait prendre au piège.

(Je viens de raccrocher avec mon copain… Heureusement qu’il est merveilleux.)

Une chance qu’il y a l’école, qui me challenge tous les jours et me confirme que j’ai trouvé ma place, ma vocation. La fin est tellement loin que je suis pas encore capable de le voir comme un accomplissement, mais plutôt comme les moments plaisants de mes semaines. C’est un début, oui, mais je pensais avancer, et je stagne.

Ce midi, en revenant de déjeuner avec mes deux anciennes et merveilleuses collègues, je me suis allongée sur le bord de ma rivière, la tête sur ma sacoche. Les canards se tiennent encore dans le coin, les feuilles commencent à peine à rougir (vraiment en retard, d’ailleurs), le ciel est bleu et il fait pas trop froid. J’ai pris des grandes respirations, j’ai laissé le soleil cru d’automne me faire plisser les yeux. Et j’ai eu besoin d’écrire.

Mais bon, ça va passer. C’est juste la lumière, de toute façon.

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