Sortie au safari

Avec ma nouvelle job, une semaine sur deux, je peux crier « LIBERTÉ! » le jeudi et vendredi. Mon travail est fatigant, donc je profite au maximum de ce 48h pour 1. Me pogner le beigne et 2. Me lâcher un peu le beigne et voir le monde. Ça faisait un bail que je n’avais pas vu mon ancien pote de travail et là, je feelais pour le voir.

Ce gars-là, c’est un rayon de soleil et il fait du bien à mon dedans parce qu’il a tout le temps le sourire étampé dans la face. Et ses dents, on les voit vraiment bien parce qu’il est noir.

Armé d’un rhum&coke&concombre, il frappe à la porte à 20h43 et je lui fais visiter l’appart. Parle, parle, jase, jase, boit, boit, rires, rires. Au moment où l’on commençait à être tannés de dandiner nos pouces sur une manette, on décide d’aller se dandiner ailleurs, soit au Pub Universitaire, ou « Pub de l’Uni » pour les intimes.

Le temps est doux comme un bébé chat, la neige tombe à une vitesse agréable et nous marchons à une vitesse agréable. Bref, nous sommes en harmonie avec Dame Nature, n’est-ce pas merveilleux.

À l’entrée, je donne mon manteau à la fille souriante (j’aime ça les sourires) et me fais marquer au fer rouge par le monsieur musclé moins souriant, mais je le pardonne parce que c’est sa job d’avoir l’air méchant. On termine notre pèlerinage au fond du bar, lieu de rencontre où était son frère jumeau-mais-vraiment-pas-jumeau. Un remix douteux de  »Hello » d’Adele sort des haut-parleurs, alors je lui dis un «salut » tout haut, anyway personne m’entend donc je peux me gâter un peu.

Ça devait faire 2-3 ans que mon être n’avait pas pénétré ce lieu. J’y allais pour mon ami, pour sa passion du  »clubbing ». Personnellement, je connais des choses plus agréables que de se frotter à des inconnus sur de la musique trop forte. J’éloigne de mon cerveau cette vision négative de l’endroit et je décide de le tenir occupé en le remplissant de ces réflexions :

1. Ils devraient changer le nom de l’endroit pour  »Bar de l’Uni ». Dans mon monde à moi, dans un pub, on peut s’entendre parler, manger et boire de la bonne bière.

2. Les bars, j’ai toujours l’impression que c’est l’endroit où l’Homme est à son état le plus bestial; sans généraliser, je crois que la plupart des gars qui dansent ne sont pas là car ils apprécient de se trémousser le popotin librement sur du plancher collant, ils y sont plutôt pour chasser la femelle et rapporter leur trophée de chasse à la maison.

3. Lesdites femelles, elles, ça dépend : elles y sont soit car elles apprécient véritablement se trémousser le popotin librement sur du plancher collant, ou soit pour jouer au chat et à la souris pour éventuellement accepter d’être un trophée de chasse. (Ne le prenez pas personnel mesdames, vous êtes pas mal plus qu’une tête de gazelle accrochée sur un mur.)

Étant donné que les murs de l’appartement sont déjà décorés, je laisse faire le trophée. De toute façon, je n’ai jamais été le genre de lion à courir après les gazelles… Je n’ai pas de cardio et je l’assume.

Nous quittons le safari et le temps est un tantinet moins doux que le bébé chat de tantôt. Mon pote et son frère sautent dans un taxi de façon aisée, ce qui fait que je me retrouve encore une fois accompagné de la coquine Dame Nature, qui me souffle dans le cou.

Tout en balançant mes pieds l’un devant l’autre, je rejoue les flashbacks noir et blanc (mon ami est noir, je vous le rappelle) dans ma tête, j’ai la satisfaction d’avoir passé du temps de qualité avec lui et ça, ça vaut pas mal plus qu’un trophée de chasse.

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