Travailler sur ton Karma de marde en 2016 ou Why 2015

Enfin, merci, l’année 2015 se termine, et plus vite qu’on l’aurait cru. C’est avec un lot de bons et mauvais souvenirs qu’on va embrasser 2016. J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle à ce sujet : malgré les trois souhaits que tu feras brûler à minuit pile les yeux fermés et le cœur ouvert plein d’espoirs, 2016 va t’apporter autant de bonheur, de chagrins et de surprises que 2015. Ta nouvelle année ne sera pas différente, mais une promesse que tu peux tenir, c’est que TOI, tu seras différent. Bon, je sais que déjà, tu te dis : ah non! Pas encore un texte philosophique qui va parler de vortex, d’énergies pis de Karma ? Bien OUI, mais non, pas vraiment, juste une phrase. Mais rassure-toi, je ne parlerai pas d’astrologie (cette fois-ci), et à la fin, je te donne ma recette du bonheur, la vraie, celle que je cherchais depuis longtemps.

Pour certains (plusieurs), 2015 n’a pas été The Year, comparativement à ce qu’elle promettait. Passionnée des astres, j’aurais dû bien lire à travers ceux-ci, parce que moi aussi, j’ai été prise au dépourvu de ce vortex d’énergies négatives et de karma poche au mois de février 2015. Je me revois encore assise dans le salon familial, le nez un tantinet brûlé à regarder en silence les fleurs de ma mère qui ne voulaient pas faner. J’avais le cœur lourd comme une encre de bateau qui me tombait dans l’estomac. Je me noyais dans mes larmes sur le divan de cuir noir même pas confortable avec comme seule bouée un coussin de plumes et deux-trois conseils parentaux. Bref, ça allait mal. Je pense qu’il faut passer par là au moins une fois. On en ressort plus fort. On devient un espèce d’être imperméable aux malchances, pis on finit par apprécier que rien ne fasse de sens. Le plan, le fameux plan, il change. Finalement, les surprises heureuses sont nombreuses. La question qui ma sauvée la vie en 2015, c’est enfin un mot qui est : pourquoi ?

On a tous un ami hyper positif qui te lance un « shit happens » quand ton verre d’eau vide est à veille de déborder. Tu le regardes d’un regard incrédule pis tu te dis à chaque fois qu’il ne comprend rien. Ce que tu ne sais pas, c’est ce qu’il a traversé pour être capable d’être aussi zen. Pis un jour, sans savoir pourquoi, tu es cet ami-là, l’hyper-fatigant qui a une phrase plate, mais vraie, sur comment gérer un mauvais karma au quotidien.
Lâcher-prise = devenir libre. En attendant, parce que je suis nulle en maths, je te raconte une histoire qui résout cette équation.

TRANCHE DE VIE : Je vais toujours me rappeler de ce fameux mois de février, je venais de me faire laisser, j’avais passé la journée en pyjama. Un lendemain de veille difficile d’un deuxième aller-retour pour récupérer le restant de mes boîtes de mon ancienne vie amoureuse. Ce soir-là, je sortais (peut-être) pour aller souper avec des amis. La vérité c’est que j’angoissais de devoir affronter des gens qui, eux, allaient bien. Après une journée entière à regarder Sex and the city, je m’étais convaincue que si je le voulais, à partir de maintenant, ça irait comme sur des roulettes. Alors, avec une quinzaine de minutes de retard sur mon heure d’arrivée, j’étais sortie dehors à -30, certaine que mon mauvais karma était derrière moi.

Ma confiance fragile un peu trop enthousiaste et moi-même sommes embarquées dans le cube de glace qui allait nous conduire chez mes copains. Après un long soupir et un dernier check up de mon maquillage dans le petit miroir du pare-brise, j’avais tourné la clef dans le contact de ma voiture et… rien. Rien. Hein? Impossible. J’ai répété l’opération. Rien du tout. Nada. Suivi de la terrible négation : non. « Non, non, non, non. NON !» ai-je répété. Ce n’est pas vrai que mon auto n’allait pas partir après tout ça. Aujourd’hui ça allait bien, alors ça allait bien aller, ok ? Ok !

Je m’étais prise pour une mécanicienne. En vérité, je sacrais et je planifiais de regarder dans le mystère de mon moteur à la recherche d’une solution. J’avais réussi à ouvrir le capot…  après avoir ouvert la valise et aussi la trappe à essence… Tsé, ça augurait bien mal mon affaire. Mais, hey! Aujourd’hui ça allait bien aller.

Ma confiance et mon positivisme toujours boostés, je me suis avancée vers le moteur. Dans le noir (parce que l’hiver, il fait toujours noir), j’ai repéré l’endroit pour mettre du lave-glace et aussi l’endroit pour vérifier l’huile. Bon. Un début. Puis, je me suis souvenue que débrancher la batterie et la rebrancher pouvait faire quelque chose de positif, alors je me suis mise comme objectif d’arriver à ce fameux résultat et que ma voiture se mette en marche. Le but de cette journée était le positivisme, alors j’allais me rendre comme sur des roulettes chez mes amis pour souper et me nourrir de leur bonheur dans une assiette.
Je suis finalement rentrée dans la maison à la recherche de lumière pour éclairer mes faibles chances de faire démarrer ma voiture. Je suis ressortie de celle-ci armée d’une lampe de poche pour trouver « le fameux truc de batterie».
À l’écoute de mon plan pas tellement lumineux, ma mère m’a gentiment proposé d’appeler CAA. Non. Hey, j’allais m’en sortir seule, c’était clair. Aujourd’hui, si moi j’étais capable de bien aller, mon auto aussi, point final.

De retour à -30, stallée dans le parking, mais toujours aussi positive entre deux mots d’église, je me suis mise à tâter le moteur pour chercher ce qui pouvait bien ne pas fonctionner. Ce n’est pas compliqué, j’avais l’air d’un prépubère à la recherche du clitoris. Ou encore: « c’était quoi l’estik de fil à débrancher pour la batterie ?»

La lampe de poche dans une main, mes gants et clefs dans une autre, je voulais faire vibrer la pauvre Betty (c’est pas vrai, mon auto a pas de nom, mais je trouvais ça cute). Anyway, après un gros deux minutes de gossage, j’ai laissé tomber mes clefs.

Ouep, mes clefs sont tombées dans le moteur.
Pas sur le moteur là, dans le moteur.
Dedans.
Dedans, genre mes clefs sont tombées dans le moteur de mon auto qui ne marche pas.
Aussi comme dans : « esti de tabarnak c’est tu une joke ? »

J’avais dit que je n’abandonnais pas, right ? Alors, Je suis rentrée de nouveau dans la maison familiale et je me suis armée du kit  de la parfaite positive dans cette situation = un support et une lampe frontale. Le but étant de récupérer les clefs, au moins, pendant que ma mère un peu inquiète de mon équilibre mental fragile appelait CAA pour que quelqu’un de plus expérimenté que moi fasse démarrer la pauvre Betty.

Toujours positive, je suis descendue au sous-sol et à l’aide de pinces (on était rendus là), j’ai ouvert le ceintre pour le transformer en un crochet. Pas de niaisage. Aujourd’hui, ça allait bien, ok ?
Donc, de retour dans le noir devant Betty avec ma lampe frontale et mon crochet, j’ai commencé à pêcher dans le hood à la recherche du petit anneau argenté de mon trousseau de clefs qui allait me sauver la face (un peu) devant le dude de CAA. Dix minutes plus tard, les doigts gelés pis mes refrains de jurons terminés, mon support a agrippé le trousseau. YES ! Victoire !

J’ai tiré dessus et comme par magie, ma carte d’abonnement de mon centre de yoga de mon ancienne vie est restée coincée dans le moteur. Mes clefs, que je le veuille ou non, elles étaient prises là.
Le karma, il ne voulait pas que j’aille bien, ou quoi ?

J’ai crié: « pourquoi ».
Un pourquoi vraiment fort dans un vide d’hiver frette, toute seule dans l’entrée de mes parents, ma joie de vivre en miettes avec le goût de m’ouvrir le dedans avec le support pour m’arracher le cœur. La réponse à mon cri de désespoir m’a été soufflée d’un coup de vent froid qui ma giflée le visage, comme pour me dire : «calme-toi.»

Ma mère est aussi arrivée dans l’entrée armée de son support maternel, découragée de sa fille dans la mi-vingtaine qui ne voulait pas lâcher le sien de ses mains congelées en refusant d’appeler CAA. En tout cas, pas avant d’avoir récupéré (au moins) ses clefs. On s’est regardées chacune de son extrémité. Puis, sans que j’aille le temps de dire quoi que se soit, elle a éclaté de rire. Pas un petit rire jaune, non, le genre de rire qui donne mal au ventre et fait pleurer les yeux. J’ai essayé de comprendre ce qui pouvait la faire rire autant. C’était un peu chien que ma journée positive soit un échec et que ma mère me rit dans la face.

Je me suis ensuite imaginée : la tuque sur la tête, la lampe allumée dans le front, le support courbé dans une main et mes gants dans l’autre, debout devant Betty vraiment turn off.
Puis, pour la première fois depuis longtemps, je me suis mise à rire pour de vrai. Un rire joyeux qui nettoie tout l’intérieur du corps. Le même rire qui m’a ensuite suivie toute l’année, chaque fois que j’avais à me poser la question: pourquoi?

Voilà comment, lâcher-prise = devenir libre.

Ma phrase gossante de positive, maintenant, c’est que l’herbe n’est pas plus verte chez le voisin, l’herbe est verte là ou on prend le temps de l’arroser, ou de le gazer… Comme ma voiture qui manquait d’essence pour démarrer en période de grand froid. J’ai, à partir de ce moment-là, toujours pris le temps de m’occuper de mon petit jardin et de faire le plein, ça évite bien des pourquoi inutiles…
Aujourd’hui, chaque fois qu’il m’arrive une badluck, je prononce un « pourquoi » qui me fait sourire, parce que chaque fois, j’entends ma mère rire dans ma tête.

Bonne année les petits et, comme promis, LA recette du bonheur :
Tide pods + Downy unstoppable + Suggle. (Merci Jessie)
Pourquoi ? Je ne sais pas, mais ça fait sentir les vêtements vraiment bon, même quand on est dans la merde jusqu’au cou.
Cheers à 2015 qui nous quitte et à tous ses « pourquoi » qui resteront sans réponse.

Andréanne

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