Mieux que du chocolat

Nous sommes le 27 du mois de mars. L’odeur du chocolat plane dans les airs et les lapins mauves et jaune pastel ornent les rues en ce début de printemps. La renaissance de Mr. Djeezusse sera célébrée chez ma marraine.

Arrivé à destination, tout le monde est là, même Mouki, Moli et Léo, les chiens qui se promenaient déjà d’excitation entre nos jambes. Tournée de becs et de mains. Je termine ma ronde avec la cerise sur le sunday, la nouvelle vedette de la famille, Laurence. Je la salue et me perds dans le bleu de ses yeux. Ma cousine Nancy qui la tenait rayonnait de bonheur.

À part les coucous et les gouzou-gouzous, je ne sais jamais vraiment trop quoi dire à un bébé qui ne sait pas parler. Peut-être qu’il n’y a tout simplement rien à dire. De toute façon, son petit hamster doit tellement spinner à toute vitesse dans son coco (sans faire de mauvais jeu de mot…). Ses yeux balayaient le territoire de gauche à droite, même si j’étais à quatre pouces de sa petite face. Pour elle, il y a des millions de trucs à analyser : des humains, plus grands que moi, ils bougent leurs lèvres, sortent des bruits cohérents de leur bouche, semblent se comprendre, ont des expressions faciales. Puis il y a d’autres humains, un peu moins grands que les autres, qui courent un peu partout, jouant avec des boules de poils … Des chiens je crois, qui eux ne parlent pas et se promènent à quatre pattes.

Ma cousine m’offre de la prendre dans mes bras plus tard dans la soirée. Un bébé, j’ai pas pris ça souvent. Ça va dans quel sens, dont? Je l’installe du mieux que je peux et Nancy m’annonce que si je continue à la porter comme ça, elle va vouloir téter mon sein. Éclatement de rire général. Leçon retenue, alors je la dispose de manière plus verticale. J’étais tellement confortable qu’elle s’endormit au bout d’une trentaine de minutes. Les yeux de certains commencèrent à se river sur le poupon et je sentais que j’avais accompli de quoi. Non, mais il faut dire que c’est plus glorieux que de l’avoir fait pleurer!

Après quelques temps, je la redonne à sa maman, car l’heure du repas était arrivé. Ma tante s’était donnée corps et âme en préparant beaucoup trop de nourriture, qu’on entama tous en chœur dans le salon. Je m’étais déjà gavé de façon trop généreuse dans le Party Mix, mais j’ai tout de même réussi à remplir mon estomac d’à peu près tout ce qu’il y avait sur la table.

C’est après le repas que j’ai eu une méga surprise : Nancy s’avance, laisse Laurence marcher sur la table vers moi et me demande si je voudrais bien être le parrain de la petite puce. Laissez moi vous dire que le moton monta assez vite. OUI OUI OUI!!

Et c’est ainsi que je repartis avec du chocolat de grand-maman, mais également avec un autre cadeau, un cadeau honorable et inestimable, bien mieux que du chocolat.

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