J’voulais pas faire de bilan mais c’est ça qui est ça

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Janvier. Sur ma presqu’île pour vrai.
Février.
Février.
Mars. Gaspard, le chat le plus aimé du monde.
Mars. Gaspard, le chat le plus aimé du monde.

J’sais pas où 2016 est passée. Pourtant, je l’ai feelée intense, malgré la boucane, malgré les yeux embrouillés. Les émotions les plus dégueulasses, les plus lourdes, les crises de larmes les plus trash. Sortir un amoureux de sa vie, tsé. Gérer des trucs d’adulte pis un appart en même temps que ses crises suicidaires pis mes émotions dans le bas d’la liste. Pleurer comme une déchaînée quand on m’a enlevé mon bébé lapin. Ses bras autour de moi pis ses mains qui s’accrochent dans mon dos. Faire fuck off le Tim. Arriver au IGA toute déboussolée, toute seule. À part le poids sur mes épaules. La session, pis comme un filtre entre nous deux. J’suis allée au cégep tous les jours? Pis l’été. Le sexe dans la canicule (pis m’faire détruire l’estime à coups de phrases aussi fines que « tu vas avoir d’la misère à garder tes chums »), commencer le gym pis aimer ça, les brosses autour des feux avec du vieux monde, Marie-Pier qui justifie tous nos hangovers par « c’est l’été! » Le IGA temps plein toujours scrap, les nuits qui en finissent pu, les dates Tinder de marde, les amitiés de job qui explosent, pis le gars qui voulait rien de sérieux. Les après-midis couchée dans mon lit en bobettes à regarder le plafond à cause de lui. Surtout, m’installer tranquillement dans mon 3 1/2 à moi toute seule sans trop y croire. Se sentir poussée dans l’dos, prête à toute réemballer pis partir. Mais non fille, c’est chez-vous pour vrai là, défais tes boîtes pis accroche tes cadres sué murs. L’automne. La neige qui arrive vite en sacrament. Du monde de ma technique qui entre brutalement dans ma vie. Le réaliser sua brosse à la fin de la session. Quessé que j’fais à boire d’la bière avec vous-autres? Vous êtes là depuis des mois mais j’ai manqué l’début. Encore trop de fumée j’imagine. Là, promis, ça suffit. La session la plus dull de la technique, LE COURS TRAVAIL EN ÉQUIPE (j’vais l’avoir sul coeur longtemps), mes soirées toute seule chez nous qui faisaient du bien. J’m’ennuie pas en tête-à-tête avec moi-même. Mais surtout, SURTOUT, le CPPQ chaque jour. Oui c’est lourd pis exigeant, mais ça a sauvé ma session. Développer des liens incroyables avec une poignée de jeunes fumeurs, avec ma collègue du fumoir aussi (salut Justine!). Avoir les deux pieds dedans, pour vrai, avoir une petite fenêtre sur leur monde, rire avec eux aussi. Écouter du gros rap sale pis sourire parce que j’ai la chance d’intervenir avec une gang d’ados qui me fascine. Malgré les journées de décembre les plus frettes (qui exigent le port du culotton hihihi), être plantée dehors une heure par jour à se faire souffler de la boucane dans ‘face, jamais je regretterai de m’être embarquée là-dedans. Ils m’apportent ben plus que je leur apporte je pense, mais je me découvre aussi comme une pôpire intervenante, pis j’adore ça. Finalement, le temps des fêtes, que je qualifierais par ces trois mots: manque de sommeil. C’était beau pareil. J’aime tellement le monde autour de moi. Je m’en fous de pratiquement tomber sur ma caisse chaque jour si c’est pour vivre ma vingtaine aussi intensément. Si c’est pour être aveuglée par autant de bonheur (cette phrase remporte la palme de l’affaire la plus quétaine de tout ce que j’ai déjà écrit, mais je l’efface pas pareil).

Avril. Ben oui, j'prenais juste des photos de mon chat.
Avril. Ben oui, j’prenais juste des photos de mon chat.
Mai.
Mai.
Juin. Premiers instants du 3 1/2, le cœur un peu lourd.
Juin. Premiers instants du 3 1/2, le cœur un peu lourd.

Fait que c’est ça. L’année la plus fucked up de ma vie, à attendre après je sais pas quoi. À en perdre des grands bouttes, tout en restant parfaitement lucide. Les nuits se mélangent dans ma tête, les saisons aussi, mais c’est pas grave, parce que chaque moment est resté imprimé pareil.

Juillet. Les soirées d'été sur le bord de la Péribonka.
Juillet. Les soirées d’été sur le bord de la Péribonka.
Août. Ma metro team qui survit à la distance.
Août. Ma metro team qui survit à la distance.
Septembre. Un automne encabané nécessaire.
Septembre. Un automne encabané nécessaire.

Pis dans le creux de ton lit, le matin du 1er janvier 2017, ton je t’aime qui m’fait croire que j’vais peut-être passer une plus belle année que 2015 & 2016. Ça serait smatt, en tout cas. J’pense que j’me suis battue assez fort, là, j’mérite un break.

Octobre.
Octobre.
Novembre.
Novembre.
Décembre. Ma IGA team, vous êtes malades.
Décembre. Ma IGA team, vous êtes malades.
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Une réflexion sur “J’voulais pas faire de bilan mais c’est ça qui est ça

  1. Woow ! C’est super émouvant tout ça ! Je ne sais pas trop quoi écrire comme commentaire, mais c’est venue me chercher ce texte – là . Tu es une femme extraordinaire et 2017 sera remplie de nouvelles surprises espérons le qui seront positives ! ❤❤

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