Se faire dire: t’as pas c’qui faut …

En ce moment, je fais des choix qui seront déterminants pour ma future carrière, et je vous avouerais que c’est vraiment stressant. Il faut être sûre de ne pas se tromper et de faire le bon choix. J’ai choisi l’option la moins facile car c’est celle qui m’interpellait le plus. J’avais confiance en moi, que je pouvais réussir ce défi. Choix envoyé.

Pas de nouvelle, je me dis que ça doit être correct.

Par une belle journée (celle de ma fête, juste pour dire que c’est un bon timing, tsé), j’apprends que plusieurs se sont fait «rentrer dedans» par rapport à leur choix et je suis la prochaine. Je me suis sentie comme un animal qui s’en va à l’abattoir. Je m’assois dans le bureau, attendant de me faire détruire mes espoirs.

«Marie-Pier, tu es une super bonne élève, tu as des bonnes qualités d’intervenante, mais t’as pas c’qui faut, t’es trop fragile. Il te manque l’étincelle. »

J’ai eu l’impression que le temps s’arrêtait. J’étais-tu vraiment en train de me faire dire ça? Moi qui ne dis jamais un mot plus haut que l’autre, moi qui me force dans tous mes cours, moi qui suis toujours présente, moi qui tripe intervention, moi qui fais tout pour m’améliorer depuis le début. Je ne pouvais pas y croire. Tous mes espoirs envolés en une seule phrase. Toute la confiance que j’avais acquise depuis le début de ma technique, envolée avec mes espoirs.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater en sanglots. Avec du recul, je m’en veux, car je leur ai montré qu’ils avaient raison, je ne suis même pas capable d’encaisser une simple critique. Faut dire que le timing était moyen, avec les semaines de fou qu’on avait. J’ai passé par toute une gamme d’émotions en commençant par la tristesse. Mon rêve disparaissait et je le laissais filer. Ça fait mal, se faire dire ça, vous savez. Tu te remets en question et finis par penser que c’est vrai, t’as peut-être pas c’qui faut … Puis, j’ai parlé avec cette personne. Elle a pris le temps de m’écouter et d’analyser la situation sous tous ses angles. Je suis arrivée avec la pensée que j’avais échoué et je suis ressortie en me disant qu’un nouveau défi m’attendait et que pour l’instant, j’étais rendue là, et que ce n’était pas grave. Je suis bonne, et je peux entreprendre ce que je veux. Je te remercie, car sans ce «pep talk», je serais encore à voir tout noir, à me dire que je suis poche.

Rien n’arrive pour rien dans la vie. Je n’étais pas due, mais cela ne veut pas dire que je  vais me laisser abattre. À toi qui m’as dit que je n’avais pas c’qui faut, je vais te prouver le contraire. Je vais te montrer que je ne suis pas aussi fragile que tu le penses. Tu as allumé l’étincelle et je vais me démarquer. J’ai eu mon deuxième choix et ce n’est que le début. Plus jamais on me dira « t’as pas c’qui faut », faites-moi confiance.

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